Accueil > Découvrir le Maine-et-Loire > Tourisme > L'Anjou terre généreuse
27ème département de France par le nombre de ses habitants, le Maine-et-Loire occupe une place stratégique entre Paris et l'Océan. Classée au patrimoine mondial par l'UNESCO, la Loire traverse l'Anjou entre élégants châteaux, coteaux aux riches vignobles, troglodytes insolites… Alentour, les paysages colorés font du département une référence par ses cultures végétales.

Autour de l'entité Végépolys, la filière angevine reconnue « Pôle de compétitivité à vocation mondiale» rassemble près de 45 000 hectares de cultures spécialisées : hortensias, plantes vivaces, vignes, arbres fruitiers, petits fruits rouges, légumes, etc. Cette intense activité a drainé dans son sillage plusieurs unités de recherche et de formation de réputation internationale. Et pour parfaire l’esquisse de ce paysage horticole, la province cultive également de superbes jardins : le Parc Oriental de Maulévrier, plus grand jardin japonais d’Europe, les roseraies de Doué-la-Fontaine, Camifolia à Chemillé… c'est bientôt Terra Botanica qui viendra apporter sa touche au grand jardin qu'est l'Anjou.

Au cœur du Val de Loire, 3ème région viticole de France, le vignoble d’Anjou et de Saumur est le plus étendu. Avec ses 30 appellations d’origine contrôlée, ce terroir est le reflet de l’épanouissement d’une riche palette, tant en couleurs qu’en saveurs : blancs secs ou moelleux, rosés secs ou tendres, rouges de caractère et vins de fines bulles. Ces vins se plaisent à satisfaire toutes les papilles, des œnologues éclairés aux amateurs enchantés. Les liens historiques avec l’Angleterre ont permis de développer une forte exportation vers l’Europe, notamment pour les blancs et les rosés. L’Amérique du Nord et le Japon ont également invité ces nectars dans leurs caves et sur leurs tables.

L’Anjou ne recense pas moins de 1 200 châteaux, manoirs et gentilhommières sur ses terres. Du château fort au manoir Renaissance, les œuvres architecturales rythment avec force et grandeur le paysage angevin. Témoins privilégiés de la riche histoire de la province, ces monuments affichent tous un caractère bien « trempé » : le Château d’Angers, impressionnante forteresse de schiste et de tuffeau du XIIIe siècle ; l’élégant château « d’amour » du Roi René qui domine Saumur et la Loire ; Brissac, Le Plessis-Bourré, Montgeoffroy et Serrant, quatre majestueux châteaux posés autour de la capitale angevine ; ou bien encore de multiples logis de plaisance, Baugé, Le Plessis-Macé, Montreuil-Bellay, Montsoreau, cher à Alexandre Dumas. L’Anjou peut s’enorgueillir de posséder le plus grand nombre de châteaux habités, parfois par la même famille, depuis plusieurs siècles.

Depuis le XIIe siècle, les Angevins ont creusé la pierre tendre pour édifier monuments prestigieux et habitations. Tuffeau et falun ont alimenté l’industrie extractive du saumurois, entraînant la création d’une société humaine souterraine. Les siècles égrenés n’ont pas entravé la croissance de l’univers féerique des troglodytes. Les milliers de kilomètres de galeries souterraines angevines sont aujourd’hui considérés comme la plus forte concentration troglodytique d’Europe. Ils abritent toujours des habitations mais accueillent également des activités économiques et touristiques des plus diversifiées : champignonnières, caves, musées, restaurants, troglogîtes, ateliers d’artisans, galeries d’artistes et même un zoo !

Un pied dans le Massif Armoricain, l'autre dans le Bassin Parisien, le département est partagé entre « l'Anjou noir » du schiste et « l'Anjou blanc » du calcaire. L'ardoise fait aussi partie intégrante de l'histoire et du paysage angevins. Alors que les veines schisteuses du département ont tôt fait l'objet de convoitises et que le matériau commence au XIe siècle à couvrir les toitures, à habiller demeures, églises et châteaux, il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour que naisse l'industrie ardoisière. Il suffit de nos jours de parcourir les deux grands bassins ardoisiers, à quelques encablures d'Angers et dans le Haut-Anjou segréen, pour s'en imprégner au détour des carrières, longues buttes gris-bleu, chevalements métalliques et cités minières.
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